Référencement

Quel budget consacrer au GEO quand on est une PME

Illustration de l'article sur le budget à consacrer au GEO quand on est une PME

Présentez deux produits identiques à ChatGPT, changez seulement le nom de la marque. Il recommande la marque connue à tous les coups. Des chercheurs l'ont vérifié sur trois assistants différents, et ça résume le problème du budget : avant de payer pour être cité par une intelligence artificielle, il faut que quelqu'un parle déjà de vous. Voici les trois situations possibles, et comment savoir en vingt minutes dans laquelle vous êtes.

Le GEO en une phrase, avant d'aller plus loin

Le référencement que vous connaissez vous fait remonter dans une liste de liens bleus. Le GEO, c'est la même idée appliquée aux assistants : ChatGPT, Perplexity, l'assistant qui s'affiche maintenant en haut de Google.

La différence n'est pas qu'un mot. Sur Google, 10 résultats s'affichent et vous avez une chance d'être vu même en 5e position. Dans une réponse écrite par une IA, il n'y a plus dix places. Il y a deux ou trois noms cités dans un paragraphe. Vous y êtes ou vous n'y êtes pas.

Ce qui vous fait citer n'est presque jamais sur votre site

C'est le point que personne n'explique, et il change tout au budget.

Une équipe américaine a posé 240 questions portant sur des entreprises précises à cinq assistants, puis a regardé d'où venaient les 23 387 sources citées dans les réponses. Quand une IA parle d'une entreprise, elle va lire le site de cette entreprise dans 23 % des cas seulement. Le reste vient d'ailleurs : 48 % de sites neutres qui en parlent, et 30 % de pages écrites par des concurrents.

Une mesure faite sur le marché français trouve la même chose : 21 % de sites d'entreprises, contre 15 % de médias et 15 % de sites officiels.

Retenez la phrase, pas les décimales. Les trois quarts de ce qui décide de votre citation se passent en dehors de chez vous. Un devis GEO qui consiste surtout à réécrire vos pages s'occupe du quart le moins important.

Une étude dit l'inverse, et autant le signaler. Elle mesure 52 % de sites officiels chez l'assistant de Google, sur 6,8 millions de citations. Mais elle regarde toutes les questions, pas seulement celles qui nomment une entreprise, et elle est publiée par une société qui vend l'outil correspondant. On la cite, on ne s'appuie pas dessus.

Le détail de ces études, leurs méthodes et ce qu'elles ne prouvent pas sont sur llm-geo.fr, la base de 189 constats tirés de 44 publications qu'on tient à jour.

Situation 1. Vous venez de démarrer : zéro euro

Revenons à l'expérience du début. Deux fiches produit identiques, seul le nom change, et les trois assistants choisissent la marque connue à chaque fois. Une entreprise dont personne ne parle n'a aucun chemin pour se faire citer, même avec un site parfait.

Cette expérience a été menée en laboratoire, sur des produits de cosmétique, avec un petit catalogue. Elle montre comment la machine décide, elle ne mesure pas un marché réel.

Deux autres résultats de la même expérience intéressent directement un commerçant. Un écart de moins de 0,1 étoile dans les avis clients suffit à faire basculer la recommandation vers la marque inconnue. Et un texte qui s'appuie sur des preuves produit le même effet. Vos avis pèsent plus lourd que la mise en page de votre site.

Zéro sur le GEO, donc, mais zéro ne veut pas dire ne rien faire. Les mêmes chercheurs montrent que les marques qui ne font rien du tout n'obtiennent aucune recommandation. L'argent doit simplement aller ailleurs pour l'instant.

Pour une entreprise de rénovation énergétique qui vient d'ouvrir à Valence, ou un bureau d'études qui démarre, il va au socle. Et une bonne partie de ce socle ne coûte rien.

Remplir et alimenter votre fiche Google Business Profile est gratuit. Demander leurs avis à vos premiers clients est gratuit. Vous inscrire aux annuaires de votre métier est gratuit. Ces trois démarches ne coûtent que du temps, et ce sont elles qui feront exister votre nom.

Reste ce qui se paie : un site qui charge vite et se lit sur un téléphone, et de quoi être trouvé quand on tape votre nom. Chez nous, un site démarre à 590 € HT. Notre accompagnement complet démarre à partir de 300 € par mois, et en trois à quatre mois il produit un site propre, une trentaine de pages et quelques liens entrants. Autrement dit, le socle entier tient entre 900 et 1 200 €, étalés sur un trimestre. Pour un artisan ou une petite entreprise, ça suffit généralement.

C'est du référencement classique, pas du GEO. Et c'est ce qui rendra le GEO possible dans un an. Notre article sur la répartition du budget marketing d'une PME détaille ce socle.

Situation 2. On tape déjà votre nom : un quart du budget référencement

C'est la situation de beaucoup d'entreprises installées, et souvent de petites structures qui ne s'en doutent pas. Une menuiserie de Romans qui a quinze ans d'ancienneté, un cabinet comptable de Valence, un fabricant drômois qui vend au-delà du département : leur nom est tapé dans Google toutes les semaines. Ça se vérifie sur deux points, que vous pouvez regarder vous-même :

Dès que ces deux cases sont cochées, déplacer un quart de votre budget référencement vers le GEO se défend. Voici sur quoi.

D'abord vérifier si on vous cite, et c'est la seule chose vraiment nouvelle. Personne ne peut vous le dire sans poser les questions aux assistants, régulièrement, et noter qui ressort. Aucun outil de référencement classique ne le fait. Vous pouvez le faire vous-même, auquel cas ça ne coûte que du temps, ou le confier : c'est compris dans notre accompagnement, à partir de 300 € par mois, sans engagement. C'est la première chose à mettre en place, avant toute action, sans quoi vous payez sans savoir ce que ça donne.

Ensuite exister ailleurs que chez vous, et c'est là que part l'essentiel. Une étude portant sur 14 237 réponses et 480 marques a classé ce qui va le plus souvent avec le fait d'être cité. En tête, avoir une page Wikipédia. Juste derrière, être mentionné par d'autres sites, même sans lien cliquable. Loin derrière, la fraîcheur du contenu. Le détail de la méthode n'est publié qu'en partie, donc on retient l'ordre et pas les décimales.

Pour une PME, ça veut dire un budget de relations et de liens, pas un budget technique. Concrètement, on publie des citations et des comparatifs qui vous nomment sur des sites partenaires et sur des sites locaux. Un comparatif des menuisiers du secteur, une page qui recense les bureaux d'études de la vallée du Rhône : c'est le genre de contenu qu'un assistant va lire pour répondre, et c'est là qu'il faut apparaître.

On achète aussi des liens. On vous dit lesquels, sur quels sites et à quel prix, y compris quand il s'agit de sites que nous éditons nous-mêmes. Ce qu'on ne fait pas, c'est vous vendre un volume sans vous montrer les domaines. C'est l'un des volets de notre prestation GEO, et notre article sur les mentions de marque face aux liens explique pourquoi être cité sans lien vaut souvent mieux qu'un lien sans citation.

Enfin le travail sur vos pages, et c'est un chantier qu'on fait une fois. Des chiffres avec leur date, vos sources nommées, des questions écrites comme vos clients les posent. Trois à huit jours, puis c'est intégré à votre façon d'écrire. Une agence qui vous facture ça tous les mois vous vend deux fois la même chose.

Ces trois lignes, le suivi des citations, la présence sur d'autres sites et le travail sur vos pages, sont détaillées une par une sur notre page optimisation GEO, avec ce qu'elles couvrent et ce qu'elles ne couvrent pas.

Vous êtes dans ce cas et vous ne savez pas par où commencer ?

On ouvre votre Search Console avec vous, on liste les sites qui parlent déjà de vous, et on vous dit ce qui manque. Accompagnement à partir de 300 € par mois, sans engagement. Le détail de ce qu'il contient est sur la page optimisation GEO.

Faire le point sur ma visibilité

Situation 3. Vous êtes connu dans votre secteur : la place est libre, et elle se garde

Là, le budget peut dépasser le quart, et voici pourquoi c'est un bon calcul.

Semrush a suivi 1 094 catégories de produits et de services pendant six mois dans ChatGPT, pour voir si une marque s'y imposait. Le résultat surprend : seulement 15 % des catégories ont une entreprise vraiment installée. Un tiers ont un candidat qui émerge. Et plus de la moitié n'ont personne, aucune entreprise citée de façon régulière.

Deux chiffres complètent le tableau. Les sujets les plus demandés sont ceux où la place est le moins prise. Et une fois installé, on y reste : une entreprise en tête un mois y est encore le mois suivant dans 90 % des cas.

Cette mesure porte sur des catégories américaines et sur un seul assistant. Rien ne garantit que le marché français soit aussi ouvert, ni qu'il le reste longtemps.

Un point que le test de la fin vous fera vérifier vous-même. Sur beaucoup de sujets locaux, très peu d'entreprises travaillent la question aujourd'hui. Quand 54 % des catégories n'ont encore personne et qu'une place se garde à 90 % une fois prise, arriver tôt coûte moins cher que de rattraper plus tard.

Ce que ça change concrètement : il ne s'agit plus de calculer un pourcentage, mais de choisir les vingt questions sur lesquelles vous voulez être la réponse.

Votre métier est-il seulement concerné ?

On lit partout que le dépannage d'urgence échappe aux assistants, au motif que personne n'interroge une IA pendant que l'eau coule dans la cuisine. C'est plausible. Ce n'est pas mesuré, en tout cas pas sur le marché français, et nous ne l'écrirons pas comme un fait.

L'inverse se défend tout autant depuis que ces outils s'utilisent à la voix. Dire à son téléphone « il y a une fuite chez moi, donne-moi le numéro d'un plombier sérieux et bien noté » demande le même effort que de taper la même chose dans Google. Un plombier de Crest a donc peut-être tout intérêt à s'en occuper, et nous n'en savons rien à sa place.

Ce qui est mesuré, en revanche, c'est que le type de question change complètement la réponse. Dans l'étude américaine citée plus haut, quand on demande ce que vaut une entreprise, l'assistant va lire chez les autres dans 82 % des cas. Quand on demande si elle propose telle prestation précise, il vient lire chez elle une fois sur deux. Sur votre réputation, ce sont les autres qui parlent. Sur vos prestations, c'est vous.

Alors plutôt que de vous dire à quel métier ça s'applique, on vous donne le moyen de le vérifier vous-même. C'est la section suivante, elle prend une demi-journée, et c'est la seule façon honnête de trancher.

Le test que vous pouvez faire vous-même cet après-midi

Une demi-journée suffit, et vous n'avez besoin d'aucun outil payant.

  1. Écrivez les vingt questions que vos clients vous posent vraiment, avec leurs mots à eux.
  2. Posez-les à ChatGPT, à Perplexity et à l'assistant de Google, une par une.
  3. Regardez trois choses. Est-ce que l'assistant cite des entreprises sur ce sujet ? Lesquelles ? Et sur quels sites est-il allé les chercher ?

Si aucune réponse ne cite d'entreprise, votre budget GEO est nul et le sujet est réglé pour cette année. Si des concurrents apparaissent, notez les sites où l'assistant les a trouvés : c'est votre liste de courses. Et si personne n'apparaît alors que la question appelle une recommandation, la place est libre.

Pas le temps de passer vos vingt questions ?

On le fait pour vous sur trois assistants, et on vous rend la liste des sites où vos concurrents sont allés se faire citer. Si le test montre que votre métier n'est pas concerné, on vous le dit et on s'arrête là.

Demander le test

Méfiez-vous des chiffres qu'on va vous montrer

On vous dira que les visiteurs venus des IA achètent quatre fois plus. Voilà d'où sort ce chiffre.

Qui l'a mesuréCe qu'ils trouventSur quoi
Semrush4,4 fois mieuxméthode non publiée, éditeur d'un outil
ConvertMate4,4 fois mieuxreprise du chiffre précédent
Conductor2 fois mieuxses propres clients, marché américain
Amsivequasiment pareil33 sites suivis 6 mois, méthode publiée

La seule mesure sérieuse est celle qui trouve le moins. Amsive relève 4,87 % d'achats côté IA contre 4,60 % côté Google, un écart si petit qu'il peut être dû au hasard, et les auteurs le disent eux-mêmes. Les deux chiffres les plus flatteurs viennent d'entreprises qui vendent l'outil que leurs chiffres recommandent.

Conséquence pratique : ne construisez pas un budget sur une promesse de 4,4 fois mieux. Le trafic venu des assistants est sans doute un peu meilleur. Il n'est pas quatre fois meilleur, et il reste faible en volume pour la plupart des entreprises.

L'erreur qu'on a faite en lisant nos propres mesures

Le 3 septembre 2026, sur un de nos sites, on a écrit qu'aucun dermatologue n'exerçait à Avignon. C'était faux, il y en a deux. Ils passaient sous le seuil de trois praticiens qu'on s'était fixé pour publier une spécialité, et on a lu ce vide comme une absence. La phrase a été rattrapée avant publication, au prix d'une heure de vérification.

La même erreur coûte cher en GEO. Poser vingt questions et ne jamais se voir cité ne prouve pas qu'on n'est jamais cité. Ça prouve que ce jour-là, sur ces vingt questions, on ne l'était pas. Les réponses bougent beaucoup d'une semaine à l'autre : une étude a mesuré que les sites tiers cités changent à 70 % chaque semaine, alors que le site de l'entreprise concernée, lui, revient de façon assez stable.

C'est pour ça que vérifier doit devenir une habitude mensuelle, et pas un audit qu'on paie une fois.

Ce que ça coûte, situation par situation

PosteVous démarrezOn tape votre nomVous êtes connu
Vérifier si on vous citesans objetcompris dans l'accompagnement, à partir de 300 € par moiscompris, avec un suivi élargi
Le site et les pagesdès 590 € HT, ou compris dans l'accompagnementcompris dans l'accompagnementintégré à votre production
Fiche Google, avis, annuairesgratuit, du tempsgratuit, du tempsgratuit, du temps
Exister sur d'autres siteson bâtit d'abord le socleargent déplacé, pas ajoutébudget élargi
Total900 à 1 200 € sur un trimestreà partir de 300 € par mois, argent déplacéselon la place à prendre

Un mot sur la colonne du milieu, celle où se trouvent beaucoup d'entreprises drômoises. Ce quart de budget n'est pas une dépense supplémentaire, c'est de l'argent déplacé. Si un prestataire vous propose d'ajouter beaucoup plus, demandez-lui la liste des sites sur lesquels il compte vous faire citer. S'il ne peut pas vous la donner, il vous vend du référencement classique sous un autre nom.

Ce qu'il faut retenir

Questions fréquentes

Le GEO, c'est quoi exactement ?

C'est le travail qui fait que votre entreprise est citée quand quelqu'un pose une question à ChatGPT, à Perplexity ou à l'assistant de Google. Le référencement classique vous fait remonter dans une liste de liens. Le GEO vous fait apparaître dans une réponse rédigée, où il n'y a plus dix résultats mais deux ou trois noms.

Combien ça coûte pour une petite entreprise ?

Une bonne partie ne coûte rien. Votre fiche Google Business Profile, vos avis clients et les annuaires de votre métier sont gratuits, ils ne demandent que du temps. Pour le reste, notre accompagnement démarre à partir de 300 € par mois sans engagement, et en trois à quatre mois il produit un site propre, une trentaine de pages et quelques liens entrants. Pour un artisan ou une petite entreprise, ça suffit généralement.

À partir de quand faut-il s'en occuper ?

Quand deux choses sont vraies en même temps. Des gens tapent le nom de votre entreprise dans Google, et au moins un site qui ne vous appartient pas parle de vous. Ces deux points se vérifient en vingt minutes, gratuitement, et beaucoup d'entreprises installées les remplissent déjà sans le savoir.

Est-ce que le GEO concerne tous les métiers ?

Personne ne peut vous le dire sans avoir posé les questions, et méfiez-vous de qui vous l'affirme. On lit souvent que le dépannage d'urgence y échappe. Aucune mesure publiée ne le montre sur le marché français. Et demander à son téléphone le numéro d'un plombier bien noté demande le même effort que de le taper dans Google. Le test d'une demi-journée décrit dans cet article est la seule façon honnête de trancher.

Vous ne savez pas dans quelle situation vous êtes ?

On regarde si votre nom est cherché, qui parle de vous, et on passe vos vingt questions sur trois assistants. Ensuite on vous dit laquelle des trois situations est la vôtre. Si c'est la première, on vous le dit aussi, et on ne vous vend rien. Le premier échange ne se facture pas.

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