La réponse courte : oui, selon Google, certains sites sont tellement dégradés que l’on a beau les corriger, ils restent bloqués… et repartir de zéro peut devenir la seule option pour retrouver une visibilité SEO.
On sait, ce n’est jamais la réponse qu’on veut entendre. Mais l’intervention récente de John Mueller (Google), relayée par Search Engine Journal (source : article Search Engine Journal), remet un sujet sensible sur la table : toutes les refontes ne se valent pas, et parfois on tente de « réparer » un site techniquement ou structurellement impossible à sauver.
Dans la Drôme comme ailleurs, on voit passer des sites en si mauvais état que corriger, patcher, optimiser… revient à colmater une barque qui prend l’eau de partout. Alors autant analyser sereinement ce que Google explique – et comment on peut agir intelligemment.
Ce que John Mueller affirme réellement
Dans son intervention, Mueller confirme qu’un site « en mauvais état » peut avoir tellement d’historique technique, de problèmes de structure, de contenu dupliqué ou d’erreurs accumulées que Google continue de le percevoir comme problématique, même après de grosses corrections.
On résume sa position :
quand un site est profondément fragilisé, repartir sur des bases neuves peut être plus efficace qu’essayer d’améliorer un socle irrécupérable.
Cette déclaration n’est pas une surprise pour nous : on le voit dans nos audits. Et ce n’est pas une punition de Google, c’est une conséquence logique du signal global envoyé par un site à l’algorithme.
Pourquoi certains sites deviennent « irrécupérables » ?
On a tendance à penser qu’un site peut toujours « remonter » avec assez d’efforts. L’expérience montre l’inverse. Plusieurs cas typiques reviennent souvent.
1. Un passif technique trop lourd
CMS obsolète, templates bricolés pendant 10 ans, empilement de plugins, centaines d’erreurs 404… Tout cela crée un environnement chaotique pour Googlebot.
On pourrait presque parler d’un « brouhaha numérique ».
Une étude Ahrefs (2023) estime que près de 70 % des sites qui présentent des erreurs techniques majeures persistantes chutent durablement dans les résultats, et beaucoup ne récupèrent jamais totalement (réf. : blog Ahrefs).
2. Une architecture illogique impossible à réorganiser proprement
Certaines structures ont été construites sans logique SEO : catégories doublées, contenus enterrés, navigation incohérente, maillage interne absent.
Dans ces cas-là, on passe plus de temps à déconstruire qu’à construire.
3. Des contenus trop faibles ou massivement dupliqués
Google enregistre tout : les contenus pauvres, les pages inutiles, les anciennes tentatives de SEO artificiel. Même si on réécrit les textes, un site historiquement faible peut garder une empreinte qualitative médiocre.
4. Une réputation dégradée (backlinks toxiques, spam, historique douteux)
Google ne repart pas d’une feuille blanche, même si on fait le ménage.
Comme l’explique Mueller, certains signaux négatifs restent attachés au domaine pendant longtemps.
Quand faut-il envisager de repartir de zéro ?
On ne prône jamais la destruction d’un site sans diagnostic complet. Mais il existe des cas où repartir sur un nouveau socle (ou un nouveau domaine si nécessaire) devient la stratégie la plus efficace.
Dans nos missions dans la Drôme, on conseille un redémarrage quand :
corriger coûte plus cher et plus long que recréer, la structure est irréparable, l’ancien domaine traîne une réputation néfaste ou que l’indexation est cassée et ne repart plus malgré de bonnes pratiques.
C’est un peu comme rénover une maison : parfois, les fondations sont tellement fissurées qu’on préfère reconstruire, plutôt que repeindre les murs.
Ce que dit Google entre les lignes
Mueller ne dit pas « abandonnez votre site dès qu’il va mal ».
Il dit : parfois, une refonte technique ne suffit pas, car Google garde en mémoire l’état global du site.
Cela confirme deux réalités :
Le SEO n’est pas seulement une question d’optimiser le présent (le passé compte), et les refontes doivent être pensées en profondeur, pas comme des « couches de peinture ».
A noter : Google ne « réinitialise » pas un domaine parce qu’on change tout. Un vieux domaine peut conserver des signaux négatifs ; c’est pourquoi, dans de rares cas, un nouveau domaine peut être stratégique.
Comment éviter d’en arriver là ?
C’est là que nous, agence, avons un vrai rôle :
on crée des sites simples, propres, rapides, bien structurés et taillés pour le SEO dès le départ.
On préfère mettre votre budget dans un site efficace plus un SEO bien pensé, plutôt que dans un monstre technique impossible à maintenir.
Et c’est exactement ce que Google encourage : un environnement clair, sain et durable. Nous proposons également du contenu de haute qualité, que ce soit avec ou sans IA.
Conclusion : réparer ou repartir de zéro ? Notre position (et celle de Google)
S’il reste un socle solide, on répare. S’il est pourri de l’intérieur, on reconstruit.
Google ne pousse pas à tout recommencer, mais rappelle une vérité simple : un mauvais site peut rester perçu comme mauvais, même après des efforts.
On doit donc avoir le courage stratégique de dire : stop, on redémarre proprement.
Et dans la Drôme, on sait faire simple, robuste et performant. C’est souvent ce qui fonctionne le mieux.
Prêt à repartir sur de bonnes bases techniques ?
On audite votre site gratuitement et on vous dit clairement s’il vaut mieux optimiser… ou reconstruire pour repartir sur un SEO gagnant.